Jeudi 03 avril, les élèves de seconde, première et terminale de l’option Arts Plastiques ont pu découvrir deux expositions au sein du lieu culturel RU- Repère Urbain qui abrite en partie l’Artothèque de la ville d’Angers.
Un médiateur a pu leur présenter dans l’espace de prêt de l’Artothèque une exposition ayant pour thématique Les 40 ans de l’Artothèque d’Angers – Traversée#2. Celle-ci montrait quelques œuvres de sa collection de prêt, en particulier les orientations graphiques de la collection, à travers l’abstraction géométrique, des années 70 à aujourd’hui, le dessin contemporain et l’estampe dans toute son expérimentation.
Ensuite, dans l’espace d’exposition, les élèves plasticiens se sont immergés dans l’univers de l’artiste espagnol Antonio Samo. Sa démarche de sculpture s’inscrit dans des recherches autour de la posture humaine, souvent partiellement habillée, ou des natures mortes, brutes ou colorées. Le travail du bois en taille directe, dans du tilleul qui reste léger et reproduit la couleur de la peau, est à la fois rude et délicat. À travers la contemplation de ses œuvres, Antonio Samo invite à réfléchir sur l’identité, la culture du jeunisme, le consumérisme, la communication à l’ère numérique ou la compétitivité dans notre société contemporaine.
Le titre de son exposition L’éloge de la lenteur s’explique par sa perception de l’acte lent de la transformation du bois.
« Dans la plupart de mes sculptures, j’utilise la technique de la taille directe. Sculpter une petite sculpture peut prendre des semaines ; une grande, des mois. Tailler est une manière de travailler totalement en opposition avec notre façon actuelle de vivre et d’agir. Nous sommes à une époque où tout va très vite et où les gens n’ont pas de patience, ils s’ennuient (…) Je pense que l’ennui est le germe et la solution pour retrouver une société plus équilibrée, plus saine. C’est en ce sens que la technique de la taille est un moyen idéal car elle nous apporte tout ce dont nous avons besoin : de la concentration, de la patience et, sans a priori, on pourrait aussi ajouter l’ennui. » Antonio Samo















